Sur un AS400 de production, beaucoup d'incidents commencent par un message dans QSYSOPR ou par un travail resté en MSGW toute la nuit. Les questions d'entretien d'un analyste d'exploitation IBM i vérifient que la personne lit ces messages, retrouve l'historique d'un travail et passe les commandes 5250 sans hésiter. Le poste se situe entre le pupitreur et l'administrateur systèmes : il n'installe pas de PTF et ne conçoit pas les stratégies de sauvegarde, mais il les fait tourner et repère ce qui dérive.
Les offres citent souvent les mêmes outils : un ordonnanceur (Robot Schedule, Advanced Job Scheduler, ou un outil multiplateforme comme Control-M, VTOM ou OpCon), BRMS pour les sauvegardes, une solution de transfert comme GoAnywhere MFT et parfois MIMIX pour la réplication. L'entretien fait préciser ce que la personne faisait dans chacun : consulter, relancer, modifier une planification.
Les profils juniors viennent souvent du pupitrage ou d'une formation courte. La lecture d'un historique de travail et la réponse à un message d'interrogation suffisent souvent à les situer. Le PDF propose 30 questions sur six axes, un cas de 20 minutes sur une sauvegarde de nuit bloquée et une grille de 1 à 4.
Commandes et outils du quotidien en exploitation IBM i
Écran 5250 et commandes CL
L'exploitation se fait surtout en mode texte, par l'émulation 5250 d'IBM i Access Client Solutions. Les commandes WRKACTJOB, WRKSBMJOB, WRKJOBQ, WRKOUTQ et WRKMSGQ servent toute la journée. Un candidat à l'aise les cite avec leurs options sans chercher.
QSYSOPR et les files de messages
QSYSOPR est la file de messages de l'opérateur système. Les messages d'interrogation y attendent une réponse, et un travail reste bloqué tant que personne ne répond. La liste de réponses automatiques (WRKRPYLE) en traite certains, ce qui rend service mais peut aussi masquer un problème.
Historique des travaux (job log)
Chaque travail garde l'historique de ses messages, consultable par DSPJOBLOG pendant qu'il tourne, puis sous forme de spool QPJOBLOG ou d'historique en attente une fois terminé. Le texte de second niveau d'un message (touche F1) donne la cause et l'action conseillée. Savoir le lire est la base du poste.
Ordonnanceurs IBM i
Robot Schedule, édité par Fortra, et IBM Advanced Job Scheduler (5770-JS1) planifient les traitements sur IBM i, avec dépendances et calendriers. Certains sites passent par un ordonnanceur multiplateforme comme Control-M, VTOM ou OpCon, avec un agent sur la partition. L'analyste suit les exécutions, relance et ajuste une exécution ponctuelle.
Sous-systèmes et files d'attente de travaux
Les travaux batch attendent dans une file (par exemple QBATCH) rattachée à un sous-système, qui en lance un nombre limité à la fois. Une file suspendue ou un sous-système arrêté explique une bonne partie des nuits où rien n'est parti.
BRMS côté exploitation
L'exploitation vérifie que les sauvegardes BRMS de la nuit ont tourné en entier, traite les messages de supports et suit la maintenance quotidienne qui expire les bandes. La sauvegarde complète demande l'état restreint, où seule la console reste active.
Transferts de fichiers (MFT)
Les échanges avec les partenaires passent par une solution de transfert comme GoAnywhere MFT, ou par FTP et SFTP. Un fichier absent, incomplet ou envoyé deux fois bloque une chaîne ou fausse des données, et c'est souvent l'exploitation qui le voit la première.
Spools et impressions
Les éditions partent dans des files de sortie et des programmes d'impression (writers). Un writer arrêté ou en attente de réponse, une imprimante désactivée, un spool qui grossit : ces incidents simples reviennent souvent et se règlent depuis l'écran 5250.
Les intitulés varient : analyste d'exploitation, ingénieur d'exploitation AS400, technicien d'exploitation IBM i, pilote de production. Le poste comprend souvent des horaires décalés ou une astreinte, la participation aux mises en production et la mise à jour des procédures. Sur les grosses productions, l'analyste fait partie d'une équipe qui suit aussi Windows ou Linux, et l'IBM i n'est qu'une partie de son périmètre. L'administration du système, les PTF et la conception des sauvegardes restent chez l'administrateur IBM i, que l'analyste appelle quand la procédure ne suffit plus.
Ce que l'analyste d'exploitation IBM i doit savoir faire seul
- Lecture des historiques et des messages
- Réponse aux messages d'interrogation
- Suivi et reprise des traitements planifiés
- Sous-systèmes, files de travaux et verrous
- Contrôle des sauvegardes BRMS et des supports
- Transferts de fichiers et mises en production
Questions de pupitre et de reprise pour un analyste IBM i
Chaque question vient avec ce qu'une bonne réponse contient et le signal qui doit vous alerter. Pas besoin d'être technique pour les poser : écoutez si le candidat raconte du vécu.
Question 1 · junior à confirmé
Un travail de nuit est en MSGW depuis deux heures. Comment le trouvez-vous, et que faites-vous ?
Une bonne réponseWRKACTJOB affiche le statut MSGW ; le message attend dans la file du travail ou dans QSYSOPR. La personne affiche le texte de second niveau, regarde les réponses possibles (annuler, réessayer, ignorer, vider la mémoire selon le message) et applique la réponse prévue par la procédure. Sans consigne claire, elle appelle l'astreinte avant de répondre, car une réponse « ignorer » peut laisser passer des données fausses.
Signal d'alerteRépondre « C » ou « I » à tous les messages pour faire avancer la chaîne, sans lire le texte.
Question 2 · junior à confirmé
Le sous-système QBATCH est actif, mais les travaux restent en file. Que regardez-vous ?
Une bonne réponseLa file d'attente suspendue (WRKJOBQ), la limite de travaux actifs atteinte par un traitement long, une file non rattachée au sous-système actif (entrées de file dans la description du sous-système), des travaux suspendus un par un ou planifiés pour plus tard. La personne trouve lequel avant d'agir.
Signal d'alerteRedémarrer QBATCH, ce qui arrête aussi les travaux en cours.
Question 3 · confirmé
Un traitement planifié dans Robot Schedule ou Advanced Job Scheduler a échoué à 1 h, et trois autres en dépendent. Que faites-vous ?
Une bonne réponseLire l'historique du travail pour la cause, suivre la procédure de reprise, puis relancer depuis l'ordonnanceur pour que les dépendances se libèrent normalement. Les successeurs attendent d'eux-mêmes tant que la dépendance n'est pas satisfaite. La personne ne marque le traitement terminé que si la procédure le prévoit, et prévient l'astreinte quand la cause n'est pas connue.
Signal d'alerteUn SBMJOB à la main du programme CL, qui laisse l'ordonnanceur sans nouvelle et les successeurs bloqués, ou qui fait tourner deux fois le traitement.
Question 4 · junior à confirmé
Le matin, comment vérifiez-vous que la sauvegarde BRMS de la nuit s'est bien passée ?
Une bonne réponseLe journal BRMS (DSPLOGBRM) et l'état des groupes de contrôle, les messages d'objets non sauvegardés, en général parce qu'ils étaient verrouillés, les supports utilisés et la duplication faite si elle est prévue. La personne distingue une sauvegarde terminée d'une sauvegarde complète, et signale chaque écart dans un ticket.
Signal d'alerte« Le travail est fini, donc la sauvegarde est bonne. »
Question 5 · confirmé
Une livraison remplace un programme utilisé par un travail qui tourne en permanence. Comment l'installez-vous ?
Une bonne réponseUn programme remplacé pendant son utilisation part dans QRPLOBJ, mais le travail en cours continue avec l'ancienne version jusqu'à son redémarrage. La personne arrête proprement le travail, vérifie les verrous (WRKOBJLCK), sauvegarde l'objet remplacé, installe la livraison, redémarre et contrôle que la nouvelle version tourne. Pour un fichier modifié, il faut un verrou exclusif, donc l'arrêt de tous ses utilisateurs.
Signal d'alerteUne livraison faite à chaud, et un serveur qui tourne encore avec l'ancien programme la semaine suivante.
Recevez la fiche d'entretien complète en PDF
La fiche pour mener l'entretien de bout en bout, prête à imprimer ou à partager avec le manager.
- 30 questions sur 6 axes, avec la bonne réponse, le signal d'alerte et la relance
- Le niveau visé pour chaque question
- Une mise en situation de 20 minutes et ce qu'on attend du candidat
- La grille d'évaluation de 1 à 4, axe par axe
Analyste d'exploitation AS400, les questions fréquentes
Analyste d'exploitation, pupitreur, administrateur IBM i : où passent les frontières ?
Le pupitreur surveille et applique des consignes simples. L'analyste d'exploitation diagnostique, relance, traite les incidents de traitements et de sauvegardes, participe aux mises en production et écrit les procédures. L'administrateur systèmes IBM i installe les PTF, mène les montées de version, conçoit les sauvegardes, la sécurité et la haute disponibilité. Les offres mélangent parfois ces niveaux, d'où l'intérêt de fixer qui fait quoi avant de rédiger l'annonce.
Faut-il connaître le RPG pour un poste d'exploitation IBM i ?
Non. Lire un programme CL simple aide à comprendre ce que fait un traitement et à suivre une procédure de reprise. Le RPG peut servir à lire le message d'erreur d'un programme applicatif, mais l'analyse du code reste chez les développeurs. L'entretien porte plutôt sur la lecture des historiques, des messages et des écrans de l'ordonnanceur.
Comment évaluer un analyste d'exploitation IBM i sans serveur à disposition ?
Avec des copies d'écran réelles et anonymisées : un WRKACTJOB avec un travail en MSGW, un historique de travail avec un message CPF, un message QSYSOPR sur un support de sauvegarde. La personne les lit à voix haute et dit ce qu'elle ferait. Ce test technique tient en vingt minutes et montre vite qui a pratiqué l'écran 5250 en production.
Un analyste d'exploitation IBM i doit-il savoir utiliser BRMS ?
Oui pour le suivi : vérifier qu'une sauvegarde est complète, lire le journal BRMS, traiter un message de support, savoir ce que fait la maintenance quotidienne. La conception des groupes de contrôle et des politiques de rétention revient à l'administrateur. Un candidat qui n'a vu que les bandes physiques s'adapte vite à une bandothèque virtuelle, la logique BRMS restant la même.
Pour structurer vos autres entretiens, consultez aussi nos pages sur les questions d'entretien de recrutement, la méthode de l'entretien structuré et la grille d'évaluation d'entretien.





