Le développeur Semarchy xDI ou ODI construit des flux d'intégration avec des outils ELT : l'outil génère du SQL et le fait exécuter par la base de données, au lieu de traiter les lignes sur son propre serveur. Semarchy xDI, issu de Stambia, éditeur français racheté par Semarchy, repose sur des templates. ODI, l'outil d'Oracle, repose sur des knowledge modules. Les deux demandent un très bon SQL. Les postes se trouvent dans des ESN régionales, chez des clients finaux qui alimentent un entrepôt depuis un ERP, et dans les grands comptes équipés d'Oracle.
Le profil qui manque le plus souvent sait dessiner un mapping mais ignore où il s'exécute. Or la performance d'un flux ELT se règle dans la base : tables de travail, statistiques, mode d'intégration, index. Un candidat solide parle du code généré, des tables temporaires et des rejets écrits par les contrôles. Il sait aussi passer d'un environnement à l'autre sans toucher aux mappings, par les configurations xDI ou les contextes ODI.
Un candidat venu d'ODI pour un poste xDI s'adapte en quelques semaines, car le SQL et la logique ELT comptent plus que l'outil. L'inverse demande davantage, ODI ayant son propre référentiel et ses agents.
xDI, ODI et SQL : de quoi est fait le poste
Semarchy xDI Designer
L'atelier de développement, basé sur Eclipse. Le développeur y déclare les metadata (bases, fichiers, services web), dessine des mappings qui transforment les données et des processes qui les enchaînent. Les CV plus anciens parlent encore de Stambia pour le même outil.
Templates xDI
Les templates contiennent la logique technique : comment charger une source dans une table de travail, comment intégrer dans la cible (ajout, mise à jour incrémentale, historisation), comment contrôler les données. Un mapping choisit ses templates et leurs paramètres. Demandez quand la personne a dû en adapter un, et comment.
Runtime et Analytics
Le runtime exécute les flux en production. Les mappings et processes y sont déployés sous forme de deliveries, avec des paramètres par environnement. Analytics, la console web, sert à déployer, lancer et suivre les sessions, avec le détail de chaque étape et du SQL exécuté.
Oracle Data Integrator (knowledge modules)
ODI découpe la logique en knowledge modules : LKM pour charger une source vers la zone de travail, IKM pour intégrer dans la cible, CKM pour contrôler, RKM pour lire la structure d'une base, JKM pour capturer les changements. La version on-premise de référence reste ODI 12c, et l'outil existe aussi sur Oracle Cloud.
Topologie, contextes et agents ODI
La topologie décrit les serveurs physiques et les relie à des schémas logiques selon un contexte (développement, recette, production). Les scénarios, versions figées du code généré, sont exécutés par des agents. Les load plans enchaînent les scénarios avec reprise sur erreur.
SQL Oracle et PostgreSQL
Comme l'outil pousse le travail dans la base, le niveau de SQL décide de tout : MERGE, fonctions de fenêtrage, plans d'exécution, chargement en masse. Un développeur xDI ou ODI faible en SQL produit des flux lents qu'il ne sait pas corriger.
Contrôles et rejets
Les deux outils savent vérifier les contraintes avant intégration et écrire les lignes fautives dans des tables d'erreurs, au lieu de bloquer tout le chargement. La gestion de ces rejets, et leur renvoi aux émetteurs des données, fait partie du métier.
Semarchy xDM et l'écosystème Semarchy
Semarchy édite aussi xDM, sa solution de gestion des données de référence (MDM), souvent alimentée par xDI. Certaines offres demandent les deux. Le recrutement d'un consultant xDM relève d'un autre profil, centré sur la modélisation et la gouvernance.
Semarchy xDI se rencontre surtout en France, dans des ESN régionales et chez des clients finaux de taille moyenne qui alimentent un entrepôt ou un MDM depuis un ERP. ODI reste installé dans les grands comptes équipés d'Oracle, souvent avec OBIEE ou des applications Oracle, et les missions y portent autant sur la maintenance que sur l'évolution des flux. Les deux outils partagent la même logique ELT, ce qui rend un profil transposable de l'un à l'autre. Le passage demande pourtant d'apprendre un vocabulaire et une organisation différents, à vérifier en entretien plutôt qu'à supposer.
Les points techniques à valider pour un développeur xDI ou ODI
- Logique ELT et exécution dans la base
- Mappings, processes et templates xDI
- Knowledge modules, topologie et scénarios ODI
- SQL Oracle et PostgreSQL
- Déploiement, paramétrage et ordonnancement
- Contrôles, rejets et exploitation
Du mapping au SQL généré : cinq questions pour un développeur Semarchy xDI
Chaque question vient avec ce qu'une bonne réponse contient et le signal qui doit vous alerter. Pas besoin d'être technique pour les poser : écoutez si le candidat raconte du vécu.
Question 1 · confirmé
Dans un outil ELT comme xDI ou ODI, où s'exécute réellement la jointure entre vos deux tables sources ?
Une bonne réponseDans la base choisie comme zone de travail, en général la cible. L'outil génère le SQL et le fait exécuter par cette base. Si les sources sont sur un autre serveur, il les charge d'abord dans des tables de travail (templates de chargement xDI, LKM dans ODI), puis la jointure se fait dans la base de travail. Le moteur de l'outil orchestre et ne transporte les lignes que pour ces chargements entre serveurs.
Signal d'alerte« Sur le serveur de l'outil, comme un ETL classique », ou ne jamais avoir regardé le code généré.
Question 2 · confirmé
Un mapping xDI qui charge une table en mise à jour incrémentale produit des doublons. Que vérifiez-vous ?
Une bonne réponseLa clé utilisée pour la mise à jour : sans clé fonctionnelle correcte déclarée sur la cible, le template insère au lieu de mettre à jour. Puis les doublons dans la source sur cette clé, et une jointure qui multiplie les lignes. Il ouvre le SQL généré dans la session pour voir la condition de rapprochement réelle.
Signal d'alerteSupprimer les doublons après coup par une requête de nettoyage planifiée.
Question 3 · confirmé
Dans ODI, à quoi servent le LKM, l'IKM et le CKM d'un même mapping ?
Une bonne réponseLe LKM charge les données de la source vers la zone de travail, dans des tables préfixées C$. L'IKM intègre dans la cible, avec une stratégie choisie (ajout, mise à jour incrémentale, merge, historisation), en passant par une table de flux I$. Le CKM contrôle les contraintes et écrit les lignes en erreur dans une table E$. Il cite aussi le RKM pour la rétro-ingénierie et le JKM pour la capture des changements.
Signal d'alerteAucune idée des rôles, ou « ce sont des plug-ins qu'on ne touche pas ».
Question 4 · senior
Une étape d'intégration générée prend 50 minutes sur Oracle. Comment l'accélérez-vous sans réécrire le flux à la main ?
Une bonne réponseRécupérer le SQL de l'étape dans la session, lire son plan d'exécution. Puis les options du template ou du KM : calcul des statistiques sur les tables de travail, création d'index, insertion en direct path, parallélisme. Choisir une stratégie d'intégration plus adaptée (un MERGE au lieu d'une mise à jour suivie d'une insertion), filtrer au plus tôt dans la source.
Signal d'alerteSortir la logique dans une procédure PL/SQL appelée à part, ou accuser l'outil sans avoir lu le SQL.
Question 5 · confirmé
Comment faites-vous tourner le même flux en recette puis en production, avec d'autres serveurs ?
Une bonne réponseDans xDI, des configurations de metadata et des paramètres de delivery propres à chaque environnement, la même delivery étant déployée sur chaque runtime. Dans ODI, des contextes qui relient les schémas logiques aux serveurs physiques, et un scénario lancé sur l'agent avec le contexte voulu. Le mapping ne change pas.
Signal d'alerteUne copie des mappings par environnement, ou des noms de serveurs écrits dans le code.
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La fiche pour mener l'entretien de bout en bout, prête à imprimer ou à partager avec le manager.
- 30 questions sur 6 axes, avec la bonne réponse, le signal d'alerte et la relance
- Le niveau visé pour chaque question
- Une mise en situation de 20 minutes et ce qu'on attend du candidat
- La grille d'évaluation de 1 à 4, axe par axe
Profils xDI et ODI : précisions pour le recrutement
Semarchy xDI et Stambia, est-ce le même outil ?
Oui. Stambia était un éditeur français d'outil d'intégration ELT, racheté par Semarchy, qui a renommé le produit Semarchy xDI. Les concepts sont restés les mêmes : metadata, mappings, processes, templates, runtime. Un CV qui mentionne Stambia correspond donc à une expérience transposable. Vérifiez seulement la version utilisée et la pratique du déploiement de deliveries, qui a pu évoluer depuis.
Un développeur ODI peut-il travailler sur Semarchy xDI ?
La logique est proche : génération de SQL, exécution dans la base, modules ou templates qui portent la technique. Un bon développeur ODI comprend vite xDI, à condition d'être à l'aise en SQL et curieux du code généré. Le vocabulaire et l'organisation diffèrent (knowledge modules contre templates, contextes contre configurations). Prévoyez quelques semaines de prise en main et posez en entretien une question sur chaque outil.
Quel test technique proposer à un développeur xDI ou ODI ?
Un exercice centré sur le SQL révèle plus que l'interface. Donnez une requête générée lente à analyser, un MERGE à écrire avec des doublons dans la source, ou une session en échec à commenter. Vous verrez si la personne raisonne sur ce que la base exécute. Une démonstration dans l'outil n'apporte pas grand-chose si vous ne savez pas lire ce qui se passe derrière.
Faut-il exiger une connaissance de Semarchy xDM ?
Seulement si le poste alimente un référentiel de données maîtres géré dans xDM. Dans ce cas, le développeur doit savoir charger les tables d'entrée du MDM et suivre les étapes de rapprochement et de validation. Pour un poste centré sur l'entrepôt, xDM reste un plus. Le cœur de l'évaluation porte sur xDI, le SQL et l'exploitation des flux.
Pour structurer vos autres entretiens, consultez aussi nos pages sur les questions d'entretien de recrutement, la méthode de l'entretien structuré et la grille d'évaluation d'entretien.





