Questions d'entretien software asset manager Oracle et SAP, cœurs et LAW

Sur Oracle et SAP, la facture dépend des cœurs physiques, des options activées, du nombre de salariés ou des documents créés par une interface. Le software asset manager qui tient ces deux éditeurs doit refaire chaque calcul et le défendre devant l'auditeur.

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Mis à jour le Par l'équipe Delectus6 min de lecture

La fiche Software asset manager Oracle / SAP : technologies, chaîne du poste, une question et la grille d'évaluation

Chez Oracle et SAP, une erreur de comptage coûte plus cher que chez la plupart des éditeurs, parce que la licence suit le matériel, l'usage des options ou l'activité des interfaces. Le software asset manager spécialisé tient la position de licence de ces deux éditeurs : cœurs physiques sous les bases Oracle, packs activés par défaut, employés comptés pour Java, types d'utilisateurs SAP et accès indirect. Les questions d'entretien d'un software asset manager Oracle et SAP partent de ces calculs.

Deux profils se présentent souvent. L'ancien DBA ou consultant Basis connaît les systèmes, lit DBA_FEATURE_USAGE_STATISTICS ou une mesure USMM, mais confond parfois politique de l'éditeur et contrat. Le SAM généraliste connaît les processus et les outils, et découvre en poste qu'une VM de quatre vCPU sur VMware peut engager tout un cluster. Le candidat calcule un cas chiffré, et l'on note s'il cite le document sur lequel repose son calcul.

La tenue face à l'éditeur compte aussi. Un bon candidat sépare l'écart de conformité de l'offre commerciale qui l'accompagne et sait qu'une politique Oracle publiée n'est pas un contrat. Le PDF contient 30 questions sur six axes, un cas de 20 minutes et une grille de 1 à 4.

Métriques et outils d'un SAM Oracle et SAP

Oracle Database : Processor et NUP

Deux métriques principales. En Processor, on compte les cœurs physiques multipliés par un facteur publié par Oracle (0,5 pour les processeurs Intel et AMD). En Named User Plus, on compte les personnes et appareils, avec un minimum de 25 NUP par processeur en Enterprise Edition. Un candidat solide fait le calcul de tête sur un serveur donné.

Options et packs Oracle

Partitioning, Advanced Compression, Diagnostics Pack, Tuning Pack, Active Data Guard : chaque option se paie en plus de la base. Plusieurs s'activent sans achat, par exemple avec un rapport AWR. La vue DBA_FEATURE_USAGE_STATISTICS garde la trace de leur usage, et les auditeurs la lisent en premier.

Politique de partitionnement et VMware

Oracle classe VMware dans le partitionnement souple, qu'il refuse pour limiter le nombre de licences. Seules certaines technologies de partitionnement dur, comme Oracle Linux KVM avec des cœurs épinglés, sont reconnues. Ce document n'est pas contractuel, mais il sert de base aux audits sur les clusters virtualisés.

Oracle dans les clouds autorisés

Sur AWS, Azure et Google Cloud, deux vCPU valent une licence Processor quand le multithreading est actif, sans facteur de cœur. Les éditions Standard ont leurs propres seuils par instance. Les déploiements dans ces clouds ne peuvent pas entrer dans la certification d'une ULA.

Java SE Universal Subscription

Depuis janvier 2023, Oracle vend Java SE au nombre d'employés de l'entreprise, prestataires et temporaires compris, quel que soit le nombre d'installations. Le poste demande de recenser les JDK Oracle réellement utilisés et de chiffrer le passage à une distribution OpenJDK.

Utilisateurs SAP, USMM et LAW

SAP facture surtout des utilisateurs nommés de différents types (Professional, Limited Professional, Employee…) et des moteurs mesurés à d'autres unités. La transaction USMM mesure chaque système, LAW consolide la mesure et rapproche les doublons. La mesure annuelle se prépare par un nettoyage des comptes.

Accès indirect et Digital Access

Quand un système tiers crée des données dans SAP, SAP peut réclamer des licences. Le modèle Digital Access compte les documents créés par ces systèmes sur neuf types, au lieu des personnes. Le jugement Diageo rendu en 2017 au Royaume-Uni a rendu le sujet très concret pour les entreprises.

S/4HANA, RISE et FUE

Pour S/4HANA en abonnement, SAP compte des Full Use Equivalents : chaque catégorie d'utilisateur pèse un poids différent. La maintenance standard d'ECC 6.0 s'arrête fin 2027, ce qui pousse beaucoup d'entreprises à renégocier. Le SAM prépare le dimensionnement et le sort des licences existantes.

Outils SAM

Flexera One (qui a racheté Snow Software en 2024) et ServiceNow SAM disposent de modules dédiés à Oracle et SAP. Ils collectent les données des bases, des vCenter et des systèmes SAP. Le candidat doit dire ce que l'outil calcule mal et qu'il vérifie à la main.

Le poste existe surtout dans les groupes qui exploitent beaucoup de bases Oracle et un ERP SAP, au sein d'une équipe SAM, de la direction des achats IT ou d'un cabinet de conseil en licences qui intervient pendant les audits. La personne travaille avec les DBA, l'équipe Basis, l'infrastructure VMware, les achats et le juridique. Les projets S/4HANA et les renouvellements de support Oracle concentrent une grande partie du travail. Les outils comme Flexera ou ServiceNow SAM aident à collecter les données, mais la position de licence se défend avec le contrat, les bons de commande et des calculs que la personne sait refaire seule.

Les points de contrôle pour un software asset manager Oracle et SAP

  • Métriques Oracle Database et options
  • Oracle sous VMware, cloud et Kubernetes
  • Java SE et règles de support Oracle
  • Utilisateurs SAP et mesure LAW
  • Accès indirect et licences S/4HANA
  • Conduite d'audit et négociation

Les questions de licence d'un entretien de SAM Oracle et SAP

Chaque question vient avec ce qu'une bonne réponse contient et le signal qui doit vous alerter. Pas besoin d'être technique pour les poser : écoutez si le candidat raconte du vécu.

  1. Question 1 · confirmé

    Un serveur physique à deux processeurs Intel de 16 cœurs chacun héberge une base Oracle Enterprise Edition utilisée par 40 personnes. Combien de licences faut-il, et sous quelle métrique ?

    Une bonne réponseEn Processor : 32 cœurs multipliés par le facteur 0,5 de la table des cœurs Oracle pour Intel, soit 16 licences. En Named User Plus, le minimum de 25 NUP par processeur impose 400 NUP, même si 40 personnes seulement se connectent. Le candidat compare le coût des deux options et rappelle que les NUP comptent aussi les appareils et les personnes servies par un multiplexage, comme un serveur d'application ou un batch alimenté par des saisies humaines.

    Signal d'alerte« 40 NUP suffisent » sans parler du minimum, ou un calcul sur les vCPU d'une VM appliqué à un serveur physique. Ne pas connaître la table des facteurs de cœurs.

  2. Question 2 · confirmé

    Les DBA ont installé une base Oracle Enterprise Edition dans une VM de 4 vCPU, sur un cluster vSphere de dix hôtes. La direction pense devoir deux licences. Que lui répondez-vous ?

    Une bonne réponseVMware figure parmi les technologies de partitionnement souple dans la politique de partitionnement d'Oracle, qui ne les accepte pas pour limiter le nombre de licences. En audit, Oracle compte les cœurs physiques des hôtes où la VM tourne ou peut tourner, donc potentiellement les dix hôtes. Le candidat précise que ce document de politique n'est pas contractuel, que les règles d'affinité DRS ne sont pas reconnues, et propose un cluster dédié aux bases Oracle avec un stockage et un réseau isolés, documenté pour l'audit.

    Signal d'alerte« 4 vCPU, donc deux licences » comme dans le cloud public. Ou « une règle d'affinité DRS suffit à nous protéger ».

  3. Question 3 · confirmé

    Une trentaine de serveurs font tourner Oracle JDK 8, et l'équipe système assure que « Java 8 est gratuit ». Comment vérifiez-vous ce qui est soumis à licence ?

    Une bonne réponseIl relève sur chaque serveur le fournisseur du JDK et le numéro exact de mise à jour. Les mises à jour publiques de Java 8 sorties avant avril 2019 relèvent de l'ancienne licence BCL ; celles publiées depuis, sous licence OTN, demandent un abonnement pour un usage en production. Le Java livré avec un progiciel relève de la licence de son éditeur. Il sait qu'Oracle vend depuis janvier 2023 la Java SE Universal Subscription au nombre d'employés, prestataires qui travaillent pour l'entreprise compris, quel que soit le nombre d'installations, et chiffre en face une migration vers une distribution OpenJDK (Eclipse Temurin, Amazon Corretto, Microsoft Build of OpenJDK).

    Signal d'alerte« Java 8 est gratuit » accepté sans regarder les numéros de mise à jour, ou un calcul au nombre de serveurs.

  4. Question 4 · confirmé

    La mesure SAP annuelle approche. LAW consolide 3 400 utilisateurs Professional alors que l'entreprise en possède 2 800. Que faites-vous avant de transmettre les résultats ?

    Une bonne réponseLe nettoyage se fait avant l'envoi, parce qu'une mesure transmise reste dans le dossier de SAP. Le candidat verrouille ou supprime les comptes partis et ceux sans connexion depuis longtemps, pose des dates de validité, sort les utilisateurs techniques (batch, RFC, communication) classés à tort comme Professional, vérifie que LAW rapproche bien une même personne présente dans plusieurs systèmes, puis reclasse les utilisateurs selon ce qu'ils font réellement (Limited Professional, Employee) en s'appuyant sur les définitions du contrat.

    Signal d'alerteTransmettre les chiffres bruts, ou basculer tout le monde en Employee sans justification par les rôles et les transactions utilisées.

  5. Question 5 · senior

    Un portail fournisseurs et un logiciel d'entrepôt créent chaque jour des commandes d'achat et des documents articles dans SAP ECC, sous un seul compte RFC. SAP parle d'accès indirect. Comment évaluez-vous l'exposition ?

    Une bonne réponseLe candidat cartographie les interfaces entrantes : quel système crée quels documents SAP, sous quel compte. Un compte technique RFC unique n'efface pas l'usage indirect, comme l'a montré le jugement Diageo au Royaume-Uni en 2017. Il compare deux lectures : le modèle classique par utilisateurs nommés, et Digital Access, qui compte les documents créés par des systèmes tiers sur neuf types (commande client, facture, commande d'achat, document article, pièce comptable…). Il mesure le volume par type avec l'outil d'estimation fourni par SAP avant toute discussion commerciale.

    Signal d'alerte« L'interface passe par un seul utilisateur technique, donc une licence. » Ou une réponse sans aucune mesure des volumes.

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La fiche pour mener l'entretien de bout en bout, prête à imprimer ou à partager avec le manager.

  • 30 questions sur 6 axes, avec la bonne réponse, le signal d'alerte et la relance
  • Le niveau visé pour chaque question
  • Une mise en situation de 20 minutes et ce qu'on attend du candidat
  • La grille d'évaluation de 1 à 4, axe par axe

Software asset manager Oracle et SAP, les questions fréquentes

Quelle différence entre un software asset manager généraliste et un spécialiste Oracle et SAP ?

Le généraliste couvre des centaines d'éditeurs avec un outil SAM et des processus de cycle de vie. Le spécialiste Oracle et SAP consacre ses journées à deux éditeurs dont les règles dépendent de l'infrastructure, des options activées et des interfaces. Il lit des contrats, des politiques publiées, des sorties de scripts et des mesures LAW. Pour un parc avec beaucoup de bases Oracle ou un ERP SAP de grande taille, ce profil réduit le risque d'audit plus vite qu'un généraliste à former.

Faut-il préférer un ancien DBA ou un profil achats pour gérer les licences Oracle et SAP ?

Les deux réussissent, à condition de combler leur manque. L'ancien DBA ou consultant Basis comprend ce qui est déployé et le parle avec les équipes, mais doit apprendre à lire un contrat et à négocier. Le profil achats ou SAM connaît la négociation et les processus, et doit apprendre la virtualisation et les métriques. Dans les deux cas, un cas concret à calculer en entretien suffit : la méthode montre vite ce qui manque.

Quel test technique est donné à un software asset manager Oracle et SAP ?

Un exercice court sur des données réalistes suffit. La personne reçoit une liste de serveurs et de VM avec leurs processeurs, un extrait de DBA_FEATURE_USAGE_STATISTICS et une consolidation LAW, puis établit une position de licence et les trois actions prioritaires. L'exercice dure quarante minutes, hypothèses expliquées. On voit si elle distingue ce que dit le contrat de ce que l'éditeur réclame.

Un cabinet de conseil en licences peut-il remplacer un SAM Oracle et SAP en interne ?

Un cabinet apporte une expérience des audits et des négociations récentes, utile pendant un audit ou une migration S/4HANA. Il ne suit pas la création des VM, des comptes SAP ou des interfaces au quotidien. Sans personne en interne pour tenir ces contrôles, l'écart revient à la mesure suivante. Beaucoup d'entreprises combinent un SAM interne qui tient la position et un cabinet appelé sur les moments de négociation.

Pour structurer vos autres entretiens, consultez aussi nos pages sur les questions d'entretien de recrutement, la méthode de l'entretien structuré et la grille d'évaluation d'entretien.

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