Un consultant SAP MDG configure la gouvernance des données de référence dans SAP Master Data Governance : les demandes de création et de modification, leurs workflows, les règles de contrôle et la diffusion des fiches vers les autres systèmes. La plupart des missions naissent d'un passage à S/4HANA, avec la reprise des clients et des fournisseurs en business partners et un circuit de création d'articles à remettre à plat.
Les profils se ressemblent sur le papier. Beaucoup de consultants SAP ont vu MDG sur un projet sans avoir monté un workflow BRF+ ni étendu un data model. D'autres viennent du MDM hors SAP et connaissent le rapprochement des doublons, mais pas la synchronisation CVI ni le DRF. Le poste peut aussi pencher vers l'ABAP, avec les BAdI de règles et les implémentations de réplication.
La part d'ABAP attendue et les domaines visés, business partners ou articles, sont à faire préciser par le manager. Un consultant solide sur le business partner peut être en difficulté sur un data model article étendu. Un senior doit pouvoir raconter un workflow BRF+ modifié en production et le sort des demandes en cours.
Les briques SAP qu'un consultant MDG configure
SAP MDG sur S/4HANA
SAP Master Data Governance, installé dans le S/4HANA opérationnel ou sur un système hub à part. Une édition cloud sur SAP BTP existe aussi, centrée d'abord sur le business partner. Il couvre les articles, les business partners (clients et fournisseurs), les données financières et les objets maison. Demandez sur quels domaines la personne a travaillé et dans quel déploiement.
Change requests et zone de staging
Toute création ou modification passe par une change request. Les données restent dans la zone de staging jusqu'à l'approbation, puis l'activation les écrit dans l'ERP. C'est le mécanisme de base, à faire expliquer dès le début de l'entretien.
BRF+ et workflow à base de règles
BRF+ est le moteur de règles de SAP. MDG s'en sert pour le circuit des demandes (étapes, valideurs, conditions) et pour les validations et dérivations de champs. Un consultant fonctionnel solide sait lire et modifier ces tables de décision sans développeur.
DRF (Data Replication Framework)
Le cadre qui diffuse les fiches activées vers les autres systèmes, par IDoc, services SOA ou RFC. Il s'accompagne du key mapping, qui relie les identifiants entre systèmes, et du value mapping, qui traduit les listes de codes. La plupart des incidents de production se situent ici.
Business partner et CVI
Dans S/4HANA, clients et fournisseurs sont des business partners, synchronisés avec les anciennes tables par CVI. Rôles, regroupements et plages de numéros conditionnent la reprise depuis ECC. Un consultant MDG sur le domaine tiers doit maîtriser ce sujet.
Floorplan Manager et Fiori
Les deux technologies d'interface de MDG. Floorplan Manager porte les écrans historiques et très adaptés, Fiori les applications récentes et le mode cloud-ready. La version de S/4HANA installée oriente le choix.
ABAP et BAdI MDG
Le développement intervient pour les règles complexes (BAdI USMD_RULE_SERVICE), la détermination dynamique des valideurs, les propriétés de champ et les implémentations de réplication des objets maison. Précisez dans l'offre si vous attendez un profil technique, fonctionnel ou les deux.
Consolidation et traitement de masse
La consolidation reprend et rapproche des fiches venues de plusieurs systèmes pour en tirer un meilleur enregistrement. Le traitement de masse modifie des milliers de fiches avec les mêmes contrôles que la saisie unitaire. Les deux servent beaucoup pendant une migration.
Les consultants SAP MDG travaillent surtout en ESN, en cabinet de conseil SAP ou chez un intégrateur, sur des projets S/4HANA de plusieurs mois. Les offres demandent souvent un domaine précis (articles, tiers ou finance) et une expérience de reprise des données. Le profil se décline en fonctionnel, qui configure le data model, BRF+ et le DRF, et en technique, qui écrit les BAdI et les implémentations ABAP. Chez un client final, le consultant reste ensuite pour le run et les évolutions. SAP propose une certification sur MDG. Elle valide la connaissance du produit, pas la conduite d'une reprise de données.
Les points à valider sur un consultant SAP MDG avant la mission
- Data model MDG et extensions
- Change requests et workflows BRF+
- Règles de validation et dérivation
- Réplication DRF et mappings
- Business partner, article et finance
- Consolidation et reprise S/4HANA
SAP MDG en pratique : cinq questions pour le consultant
Chaque question vient avec ce qu'une bonne réponse contient et le signal qui doit vous alerter. Pas besoin d'être technique pour les poser : écoutez si le candidat raconte du vécu.
Question 1 · confirmé
Une demande de création d'article passe par les achats, puis par la qualité seulement si l'article est soumis à contrôle, puis par le data steward. Comment la montez-vous dans MDG ?
Une bonne réponseUn type de change request avec le workflow à base de règles. Dans BRF+, la table de décision des étapes (single value decision) donne l'étape suivante selon l'étape courante, l'action et une condition, ici l'article soumis à contrôle. La table des agents (user agent decision) attribue chaque étape à un rôle, une unité organisationnelle ou un utilisateur. La table des étapes sans utilisateur (non-user agent decision) porte les traitements en arrière-plan comme l'activation.
Signal d'alerteUn workflow classique dessiné de zéro avec des utilisateurs codés en dur, ou aucune notion des tables de décision BRF+.
Question 2 · confirmé
Les achats veulent un nouveau champ sur la fiche fournisseur, géré dans MDG et répliqué vers l'ERP. Quelles étapes suivez-vous ?
Une bonne réponseUn append sur la table active concernée (extension standard du business partner ou de la fiche fournisseur), puis l'ajout de l'attribut dans le data model BP via MDGIMG et la génération des structures propres au modèle. En mode reuse, il adapte le mapping SMT entre les structures MDG et la zone active. Viennent ensuite l'interface (configuration Floorplan Manager ou Fiori), les propriétés du champ par étape, et l'extension du message de réplication (IDoc ou service SOA) si un système cible doit le recevoir. Le tout part en transport et se teste de bout en bout.
Signal d'alerte« J'ajoute le champ à l'écran », sans data model ni mapping. Ou une modification d'objets standard SAP sans append.
Question 3 · confirmé
Un business partner activé dans le hub MDG n'arrive pas dans le système ECC cible. Où cherchez-vous ?
Une bonne réponseCôté DRF : le modèle de réplication est-il actif pour ce système, avec la bonne implémentation de sortie et des filtres qui laissent passer l'objet ? La réplication a-t-elle été déclenchée (DRFOUT pour un envoi manuel) et que dit le journal ? Puis le canal technique : statut des IDoc dans WE02 ou BD87, messages SOA dans SRT_MONI. Enfin la cible : key mapping ou value mapping manquant, plage de numéros, champ obligatoire, conversion CVI.
Signal d'alerteRecréer la fiche à la main dans le système cible.
Question 4 · confirmé
Pourquoi un client S/4HANA est-il toujours un business partner, et qu'est-ce que cela change pour MDG ?
Une bonne réponseDans S/4HANA, le business partner est l'objet obligatoire pour les clients et les fournisseurs. La synchronisation CVI le relie aux tables client et fournisseur. Il parle des rôles BP, des regroupements et des plages de numéros alignés avec les groupes de comptes. MDG gouverne donc un business partner avec ses rôles, et un passage depuis ECC demande la conversion CVI au préalable.
Signal d'alerte« C'est un nouveau nom pour la fiche client. »
Question 5 · confirmé
Le numéro de TVA intracommunautaire doit être contrôlé à la saisie pour les fournisseurs européens. Où placez-vous cette règle ?
Une bonne réponseUne règle de validation BRF+ sur l'entité du data model, ou le BAdI USMD_RULE_SERVICE si le contrôle demande de la logique ou l'appel d'un service externe comme VIES. Le contrôle se déclenche à la vérification et avant l'envoi, avec un message clair. Il tient compte des contrôles que l'ERP fait déjà en mode reuse, pour ne pas les doubler.
Signal d'alerteUn contrôle placé dans l'interface seule, ou un rapport lancé après l'activation.
Recevez la fiche d'entretien complète en PDF
La fiche pour mener l'entretien de bout en bout, prête à imprimer ou à partager avec le manager.
- 30 questions sur 6 axes, avec la bonne réponse, le signal d'alerte et la relance
- Le niveau visé pour chaque question
- Une mise en situation de 20 minutes et ce qu'on attend du candidat
- La grille d'évaluation de 1 à 4, axe par axe
Consultant SAP MDG : réponses aux questions de recrutement
Consultant SAP MDG fonctionnel ou technique : lequel recruter ?
Cela dépend de ce qui reste à construire. Un fonctionnel configure le data model, les types de change request, les tables BRF+, le DRF et les propriétés de champ. Un technique écrit les BAdI de règles, les implémentations de réplication et les objets maison en ABAP. Sur un projet de taille moyenne, un fonctionnel qui lit l'ABAP et sait spécifier un BAdI couvre la plupart des besoins. Écrivez clairement la répartition dans l'offre pour éviter les malentendus.
Sur quels sujets interroger un consultant SAP MDG ?
Le mécanisme des change requests et de la zone de staging, le workflow à base de règles dans BRF+, les validations et dérivations, l'extension d'un data model, le DRF avec key mapping et value mapping. Ajoutez le domaine visé : business partner et CVI pour les tiers, données par division pour les articles, éditions et hiérarchies pour la finance. Sur un projet S/4HANA, l'expérience de la reprise des données compte beaucoup.
Comment vérifier une expérience MDG sur un CV ?
Demandez le dernier workflow monté, avec ses étapes et la façon dont les valideurs étaient déterminés. Puis le dernier champ ajouté de bout en bout, de l'append à la réplication. Une personne qui a fait le travail décrit les tables BRF+, le mapping SMT et les IDoc en erreur. Une réponse qui reste au niveau des écrans de saisie signale plutôt un rôle de key user ou de chef de projet.
Peut-on évaluer un consultant SAP MDG sur papier, en test technique ?
Oui, et c'est souvent plus simple que d'ouvrir un système de démonstration. L'exercice tient en deux parties : décrire le workflow d'une création d'article à trois étapes, puis diagnostiquer une fiche qui n'arrive pas dans le système cible à partir d'un statut d'IDoc. En 30 minutes, vous voyez si la personne raisonne avec les objets MDG ou reste dans les généralités.
Pour structurer vos autres entretiens, consultez aussi nos pages sur les questions d'entretien de recrutement, la méthode de l'entretien structuré et la grille d'évaluation d'entretien.





